Sommaire L'Homme L'Oeuvre Galerie Actualité
DEBUT FIN
La méthode
L’évolution de l’œuvre
 
DEUX PREMIERES DECENNIES

PIERRES RASSEMBLEES

PLONGEE PROFONDE ou
CARNETS DE ROUTE

PIEGES A REEL

EXISTERE

CAMISOLES DE FAIBLESSE

THEATRE INTERIEUR
 

2000

 
2001

2002

2003

2004

2005-2006
Expositions passées...


Textes de Claude FLACH

La méthode
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D’emblée, décide de ne refuser aucun chemin de recherche, et de tous les explorer.
Aussi, son œuvre sera multiple et changeante, de la sculpture aux matériaux les plus divers en peinture. Néanmoins, les thèmes essentiels sont perceptibles et repérables au fil du temps, dans chacune des transformations qu’il fait subir à la matière ou à la couleur.
« Etre simple et inventer »,
ces deux axes permanents guident son action.

L’évolution de l’œuvre

DEUX PREMIERES DECENNIES

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D’Elles aux Fragments Solaires (1982-1990), la thématique s’appuie sur la matière, l’énergie, le geste.
« Mettre un peu d’esprit dans la matière », pour donner à voir l’humain en mouvement, dans les affres du tourment, dans la beauté des émotions, Paysages Intérieurs, jusqu’à l’abstraction du signe dans les Fragments Solaires.

Des Temps Suspendus aux Poèmes Barbares, la quête humaine se manifestera dans deux dimensions : le tableau se fait lumière, œuvre au blanc, en recherche de l’invisible comme force agissante, ou se fait palette chatoyante des forces terrestres, celles du désir, des origines, mouvement d’énergie énorme, jaillissant.
« Lâcher prise pour vivre ».

Puis apparaît l’Homme, visible, palpable, corps. Face à lui-même et à celui qui le regarde, agi, meut par ses forces intérieures, jusqu’au noir, fécond (1990-1993).
« Peindre l’homme, pour ainsi dire l’énigme ».
Châssis tendus comme des tambours ou petits Personnages Moches en terre sculptés et peints, qui témoignent de cette voix des profondeurs.

Homme noir, bleu, rouge de sang, des désirs, car il y a l’Autre, en face, à côté, aimant, indifférent. Le même, communiquant, en relation ou pas.
Surgit alors, dans l’œuvre rouge, cet Autre : personnage double, personnage déformé d’essayer d’être soi en se frottant à l’autre, dans l’amour, l’amitié, le client, le marchand, le médecin, le malade.
Face à face, et vice-versa, sur deux faces visibles, en transparence.

Et l’homme, à la fois monde entier et fragment, reprit sa place, dans l’Univers, sous la Table (1994-1995), face cachée et face de lumière réunies, pour un regard d’aujourd’hui, un home et un peintre de maintenant.

Et puis se sont Les Murs, qui murmurent, les sites. Le mur est un espace fait d’intériorité et d’extériorité. Figure métaphorique de l’humain. Le mur mérite d’être creusé. L’infime trou osé devient canal. L’humain, en évasion de la surface, communique avec les secrets.
Le mur est une plaque sensible, qui capte les existences éphémères.
Il est mémoire du passant. En lui prêtant attention, il livre.
La danse des humains s’imprègne. Le mur retiendra, en privilégiant les assauts les plus forts. De mémoire il deviendra monument murmurant. Site.
Les peintures représentant les murs sont image homothétique d’événements imaginaires donc réels.

Les métamorphoses d’Anna.

L’insaisissables figure.

Plongée profonde (1998-1999).


PIERRES RASSEMBLEES   - 2000 -

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Et si la démarche du peintre, nonobstant l’invention d’un monde, était aussi de témoigner du monde, donc de toutes les existences ?

Peintre, je témoigne des gestes de l’humain.
Chaque geste, n’importe quel geste, pourvu qu’il soit signifiant de l’homme debout, de l’homme en recherche.
Je peins des corps lignes de vie.

Mes peintures se présentent comme des pierres rassemblées, racontant l’histoire humaine, ses envolées, ses chutes, son immobilité avant qu’un autre mouvement ne s’élabore.
Les pierres rassemblées ont subi l’effacement du temps.

Parfois il ne subsiste que des parcelles de peinture. Dans son indétermination, le mouvement se réinvente.
Tout est toujours nouveau et pourtant très ancien. Je peins l’homme plongé dans l’acoustique des champs du possible.

Mouvements de l’âme triste, joyeuse exubérance du corps. Je peins l’homme chaloupé, l’homme tangué, l’homme dansé.

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PLONGEE PROFONDE ou CARNETS DE ROUTE   - 2001 -

L’histoire humaine, qu’elle soit épique ou ordinaire est une merveille.
Cette tentative d’arracher du sens à l’insensé par le pouvoir de mouvements désordonnés ou médités est une prouesse, un dépassement, qui justifierait les applaudissements des dieux s’ils n’étaient absents.

Je peins cette tentative.


PIEGES A REEL   - 2002 -

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La meilleure chance que l’on ait de débusquer le réel, n’est-ce pas de s’en éloigner ?

Le réel n’est pas fixe, fixé, défini, reproductible.

C’est une alouette dans un miroir.

Il n’y a que l’image que j’ai de lui qui est reproductible. Il n’y a pas d’être. Il n’y a qu’un prodigieux mouvement, qu’une danse argentine à laquelle nous oserons prendre part.


EXISTERE   - 2003 -

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EX - SISTERE : être placé HORS.

Du haut de son fil – danger et joie aventureuse – du bas de sa conscience l’homme regarde le monde. Et se sent séparé.

Peintre, je travaille l’incompris toujours à prendre. Je situe l’homme comme un funambule. Equilibriste qui croit en la réalité du fil. Equilibriste légitime qui croit en la poussée du monde sur son épaule.

L’homme est un ensemble de signes voilés qui déambule dans un monde caché. Cette conscience établie, peuvent alors surgir le rire et la possibilité d’enlever les voiles. D’être pris dans la tempête, l’être jouera avec le vent, d’être placé au gré, l’être chevauchera le mouvement, et par là sera placé.


EX – SISTERE - SISTERE : être placé.

Jouer avec l’incompris pour trouver sa place. Tout peut faire SENS.

Se retenir de définir un sens primordial.
Peintre, je pose des filets à sens.
Et je travaille avec une joie païenne.
Je pense que la porte du sacré ne peut-être entrouverte que sous la poussée des forces barbares.

J’ai dit quelque part que l’artiste - l’artiste de la vie- a entrevu dieu et le diable. Puis les a oubliés. L’artiste de la vie s’ennuie dans un monde tiède. L’artiste est un destructeur avant d’être peut-être créateur. L’action trouve sa raison dans les brins de soleil et les éclats d’ombre rapportés.


CAMISOLES DE FAIBLESSE   - 2003 -

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Que sous-tend ce terme de plongée profonde que j’utilise : plongée dans la nuit et le jour de l’être.

L’être à naître, à vivre, à périr.

La faiblesse. Le silence. Le RIEN.

Personnages sculptures ligotés. Ils se savent faibles.

Ils sont là les humains, guetteurs intérieurs. Ficelés dans leur camisole de faiblesse. Dessinés par le silence.
Et ils espèrent !
Cà les rend attachants.

Ma pratique d’homme et ma pratique d’artiste sont reliées. Dès le début. Je parle des autres donc de moi. L’artiste explore l’homme que je deviens. L’homme tire des enseignements - être perdu - de la pratique de l’artiste.

« Etre perdu » n’est pas identifié comme négatif.
« Etre faible » non plus.

La force d’un être vient toujours de ses faiblesses.
J’aime juste « ce qui s’admet », « ceux qui s’admettent ».

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THEATRE INTERIEUR   2005 - 2006

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Dans notre monde, quand deux individus se rencontrent l’un dit à l’autre : comment vas-tu ?

Familièrement on répond : çà VA.

Je n’aurais jamais cru, pour demander de ses nouvelles à quelqu’un, qu’il me répondrait en me donnant des nouvelles de son INCONSCIENT.

Quand on essaie de savoir ce qu’on veut, souvent çà se complique. çà est sous haute surveillance mais çà échappe souvent et JE CHERCHE A CONTROLER.

Souvent devant une peinture, ou autre chose, je ne sais pas ce que çà VEUT DIRE, mais c’est pas mal. Ca prouve que ce qui vient de lui n’est pas nécessairement bon, n’est pas nécessairement mal. C’est l’un ou l’autre, si tant est que je sois en accord. Ou pas.

Je suis d’accord avec çà. Je ne suis pas d’accord avec çà.

Je n’aurais jamais cru qu’il y ait si fort dialogue – inscrit dans la langue – entre mon inconscient et moi.

En peinture, ou partout où l’on est entre deux mondes, çà me sert, et je sers à çà. çà m’intéresse et le JE que je deviens en le fréquentant, çà l’augmente.
çà me libère.
çà est donc un allié.
Au fond de moi, çà me plaît bien !

Cet inconscient, il s’agit de l’apprivoiser. Je dois faire un travail pour qu’il puisse y avoir COLLABORATION. Si on se donne les moyens, je et çà peuvent travailler ensemble. L’un est avec l’autre. L’un naît avec l’autre.

Les théâtres intérieurs s’appuient sur cette alliance.

Il se passe quelque chose mais on ne sait pas quoi.
Ce sont des histoires sans son.
Ce sont des séquences muettes où quelque chose CRIE.
Ce sont des visages statiques où quelque chose s’AGITE.
Ce sont des scènes sans couleur.
Avec un peu de douleur.
Qui ne se plaint pas.
C’est du CINEMA MUET où çà parle.
Mon objectif est de faire remonter à la surface de la conscience les tourbillons, les turbulences enfouies qui seules permettent d’unifier l’être lorsqu’elles ont de la place pour se révéler.

Je ne lutte pas contre, je les utilise pour grandir avec.

Prochaines perspectives : SKY WALKER…

Mon père, ce conquérant de sa nature.
Joyeux, il prenait un départ nécessaire.
Combattant en froc, il voulait mettre à sac la vie qui le traversait ; comprendre cet improbable qui l’animait.
Il acceptait de se perdre dans le ciel quand il le touchait. SKY WALKER.
Il nous revenait bredouille, l’expérience du ciel vide faîte.
Il en riait, bon perdant. Juste traversé et traversant.

Ce n’est pas parce qu’une chose est impossible qu’il ne faut pas la tenter.

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Claude FLACH


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